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21 septembre 2007

Et Nietzsche a pleuré



Il aura fallu du temps pour que la France découvre Irvin Yalom. Avec la traduction toute récente d'un de ses ouvrages publiés en 1992, Et Nietzsche a pleuré, c'est désormais chose faite, et il n'est donc plus d'excuse pour ne pas s'intéresser aux romans du psychiatre californien. Ce dernier livre ainsi mis à la portée du lecteur français encore rétif, on le sait bien, à la lecture en version originale, permet de se convaincre du talent de l'écrivain.

L'idée est intéressante, il s'agit d'imaginer une éventuelle rencontre entre Joseph Breuer et Friedrich Nietzsche. Quand ? En 1882. Où ? A Vienne. Le premier est un médecin viennois, excellent diagnosticien. Mais c'est aussi l'un des pères de la psychanalyse moderne, le premier médecin d'Anna O, hystérique, elle-même bien connue pour avoir été ensuite soignée par Freud, ami de la famille Breuer. Le second, naturellement, nul n'est besoin de le présenter.

Et c'est par la séduisante Lou Salomé, amour éphémère du philosophe, que les deux hommes furent amenés à se rencontrer. Celle-ci, au détour d'un café pris à Venise, réussit à convaincre Breuer de s'occuper du cas de son ancien amant. Celui-ci, éconduit, se porterait au plus mal. C'est donc d'un "médecin du désespoir" - l'expression est jolie - qu'il aurait besoin. Une cure par la parole.

Le stratagème se met en place, Nietzsche ne doit pas être au courant. Rancuneux à l'endroit de la jeune Lou, il ne serait certainement pas enthousiaste à l'idée de consulter un médecin de cette sorte. Ses amis réussissent toutefois à le persuader de se rendre à Vienne pour consulter le Docteur Breuer, afin de frotter le cas de ses atroces migraines à l'excellent diagnostic de ce dernier. Et c'est là, progressivement, que se scelle le pacte entre les deux hommes. Nietzsche, non sans réticence, accepte de rester. Toutefois, c'est à un véritable échange que les deux hommes devront se livrer. Nietzsche s'occupe de Breuer, un Breuer supposé simuler. Breuer s'occupe de Nietzsche. Analyse - bien que le concept soit encore anachronique - réciproque.

L'allemand se prend au jeu, et la conversation entre les deux sommités est brillante. D'un semblant de patient, Breuer en devient un véritable, guérissant ainsi ses obsessions, tout pénétré qu'il est des préceptes philosophiques de Nietzsche. "Deviens qui tu es" résonne, les deux hommes se livrent. Yalom parvient à récréer les conditions de cette formidable émulation intellectuelle. Au surplus, et au détour d'une écriture agréable, ce roman est une invite à redécouvrir l'oeuvre du philosophe dont l'écrivain réussit le tour de force d'en mettre les éléments cardinaux à la portée du lecteur. Breuer versus Nietzsche, Nietzsche versus Breuer, des balbutiements de la psychothérapie à l'initiation philosophique, c'est assurément là un roman complet que livre Yalom.


Irvin Yalom, Et Nietzsche a pleuré, Galaade Editions, 2007, 416 pages, 24 €

17 septembre 2007

Le Temps de l'innocence


La haute société new-yorkaise à la fin du 19ème siècle : un tissu délicat de convenances et de préjugés. Newland Archer est un jeune homme de son époque. Fils d’une des meilleures familles de la nouvelle aristocratie américaine, nourri des traditions et des préjugés qui brodent petit à petit autour de lui une toile invisible qui l’empêche de voir plus loin que son petit monde bien rangé, il n’a jamais remis en question la structure sociale qui l’entoure. Entre théâtre, opéra et dîners mondains, il s’apprête à épouser la belle ingénue May Welland. Bien élevée, de bonne famille, douce et innocente, la jolie May sera la compagne idéale : discrète, gentille, disciplinée.

Newland Archer est content. Tout semble être en parfait ordre, quand la comtesse Olenska, cousine de sa fiancée, revient d’Europe. Belle, séduisante, mystérieuse, elle n’a aucun intérêt pour les conventions subtiles qui régissent la société new-yorkaise. Madame Olenska est différente : elle mène son propre combat pour la liberté. Mariée en Europe (quelle folie, déjà ! épouser un européen ?) au comte Olenski, un libertin qui l’a maltraitée et humiliée, elle décide de fuir pour se réfugier dans sa New-York natale. Mais ses troubles sont loin d’être finis. A New-York elle doit mener une lutte féroce pour préserver cette liberté qu’elle a acquise avec tant d’effort, une lutte contre sa propre famille et contre une société impitoyable qui ne tolère pas le moindre écart de l’ordre établi.

Quand Newland rencontre Ellen Olenska, il est gêné par son caractère, son esprit libre, son désir d’indépendance, son indifférence pour les conventions. Mais cette femme passionnée l’attire par la force, la beauté et la liberté de son esprit, qui ne rappelle en rien les jeunes femmes de son rang, dont l’innocence est préservée « par une conspiration silencieuse de mères et de tantes », chargées de les protéger de tout ce qui est « désagréable » dans la vie. La comtesse Olenska, elle, est une femme qui a vécu, qui a souffert et qui ne s’est pas laissée faire. Une femme libre. Petit à petit, un lien passionnel très fort se forme entre les deux et presque malgré eux. Mais la société, incarnée par May Welland et tout ce qu’elle représente, est implacable. Partagé entre devoir et passion, Newland Archer remet pour la première fois en question la structure étouffante d’une société affreusement conventionnelle. Va-t-il capituler face à encore une conspiration silencieuse qui regroupe toute la famille, toute la société, derrière la douce May ? Ou bien trouvera-t-il le courage de se battre pour l’amour et la liberté contre les préjugés d’une société qui ne le pardonnera pas?

Beaucoup plus qu’une histoire d’amour, le temps de l’innocence est une esquisse fascinante de la société américaine de la fin du 19ème siècle. Le titre, fortement ironique, fait allusion à une société dont l’innocence est soigneusement préservée par un voile délicat mais indéchirable de mensonges bienveillants. Une société qui peut, en réalité, pardonner tout à ses enfants sauf le « désagréable ». Ce qui se passe sous la surface importe peu – ce qui importe, c’est que les apparences soient préservées. Toute « situation » doit être résolue discrètement, silencieusement, afin d’éviter toute « scène » : le comble de la vulgarité pour les esprits délicats de la haute société new-yorkaise.

Le temps de l’innocence est un livre passionnant. Sous prétexte d’une belle histoire d’amour comme on les aime, Edith Wharton nous livre en réalité une étude sociale très élaborée. C’est la critique impitoyable d’une société d’hypocrisie, de puritanisme, de passions cachées et de vies gâchées. Une société qui veut, avant tout et à tout prix, préserver non pas son innocence, déjà perdue depuis longtemps, mais son apparence d’innocence – parce que c’est ça qui importe, n’est-ce pas ?

Edith Wharton, Le temps de l'innocence, Flammarion, 1993, 312 pages, 6,46 €

14 septembre 2007

L'oeuvre de Dieu, la part du diable


C'est certainement une impression de puissance qui se dégage de ce magistral roman de John Irving. Puissance. Puissance des mots, puissance des personnages, puissance des situations. De la première à la dernière page, loin d'ailleurs, l'on est happé par l'ensemble, habité, comme noyé dans ce festival joyeux, mais pourtant tellement triste.

L'oeuvre de Dieu, la part du diable, c'est d'abord le roman de Saint Cloud's. Dans cet orphelinat du Maine - le contraire eut été étonnant -, son directeur, le docteur Wilbur Larch, aficionado de la drogue à l'éther, officie étrangement, du moins pour l'époque. L'oeuvre de Dieu, d'abord. Wilbur procède bien naturellement à des accouchements, pour toutes ces femmes que la vie n'a guère gâtées, et que les circonstances ont contraint à abandonner leurs enfants. La part du diable, ensuite. Parce que Wilbur Larch se livre également au versant de l'acte précédent. Dans un monde où l'avortement n'est pas légalisé, il en pratique cependant. Sans demander, naturellement, la moindre rémunération, si ce n'est, le cas échéant, une donation pour l'orphelinat. Larch fournit toute l'aide qu'il peut à ces femmes désespérées, et y procède dans des conditions bien meilleures qu'au sein de la floraison de centres clandestins de l'époque et dont la fréquentation pouvait conduire à des suites parfois dramatiques. D'ailleurs, pour Wilbur, c'est un peu tout ça, l'oeuvre de Dieu. Et étant donné qu'il en fallait bien une, éveillé, non éveillé, c'est là la ligne de partage du Docteur Larch.

Vint Homer Wells, un orphelin. Larch se prend d'affection pour lui, une affection toute paternelle. Il le forme, lui enseigne les rudiments de la médecine, à pratiquer des avortements et accouchements, le prédestinant ainsi à prendre, le jour venu, sa relève. Mais le chemin d'Homer prendra un tour différent, à la rencontre de Wally et de Candy, contrecarrant quelque peu les plans du directeur de l'orphelinat.

L'oeuvre de Dieu, la part du diable, c'est donc cela. Wilbur Larch et Homer Wells. Mais aussi Melony, Curly Day ou Fuzzy Stone, Nurse Edna et d'autres. Toute une galerie de personnages atypiques et marginaux, si généreux, les uns aux destins tragique, les autres au destin plus heureux. Avec en toile de fond, toujours, l'orphelinat de Saint Cloud's, l'aboutissement de tout, le point focal des éternels questionnements.

Le roman de John Irving est une fresque essentielle, majeure, "dickinsonnienne" a-t'on dit, de la littérature américaine contemporaine. Roman engagé, roman passionné, tellement actuel tant la controverse sur l'avortement est vive aux Etats-Unis, l'oeuvre de Dieu, la part du diable constitue l'une de ces pépites que l'on relit avec plaisir, toujours. Roman du temps, l'attente y paie. Comme souvent d'ailleurs. C'est un peu ça, le livre de John Irving. "Il faut attendre voir". Exceptionnel.

John IRVING, L'oeuvre de Dieu, la part du diable, Editions du Seuil, coll. "Points", 1995 (1986 pour l'édition originale), 724 pages, 9,50 €

5 septembre 2007

Cartographie des Nuages



Surprenant. C'est le premier mot qui vous vient à la bouche quand on repose cette masse impressionnante de pages qu'est le dernier livre de David Mitchell. C'est que la construction n'est pas banale. Bien au contraire, elle est pyramidale. Assez difficile à se représenter, une telle construction, s'agissant d'un ouvrage. Pourtant c'est bien le tour de force que réussit "Cartographie des nuages". Cinq histoires s'étalent: la première au XVIIIe siècle, la seconde au début du XXe siècle, la troisième dans les années 1960, la quatrième de nos jours, la cinquième plus tard, et la dernière...encore plus tard. C'est donc une première ascendance chronologique. Puis l'on redescend, dans le sens exactement inverse, pour achever le roman (les romans?) avec la première histoire, celle du début. La pyramide est redescendue, la boucle bouclée. Ce qui relie le tout? Un élément de chacune des histoires renvoie à la précédente. Le tout s'imbrique, se reflète, c'est amusant.


L'exercice réalisé par David Mitchell ne s'arrête d'ailleurs pas là. Chacune des histoires obéit à une forme différente et c'est ainsi que l'on évolue du journal de bord au genre épistolaire, en passant par les inévitables mémoires. Il reste que s'agissant de la dernière histoire, l'histoire centrale, celle qui ne se reproduira donc pas, le style, certainement soigneusement choisi par l'auteur, porte un coup sérieux à l'ensemble de l'édifice. Vaine tentative de reproduire le langage parlé, la lecture en devient indigeste.


Quand au fond, le roman s'illustre par sa constance. Les histoires sont intéressantes, certaines assez captivantes et on avoue sans peine qu'on a presque plaisir à retrouver les personnages que l'on avait abruptement quitté, Timothy Cavendish, Adam Ewing, Luisa Rey ou encore Robert Frobisher. On sentirait presque les sons cristallins du sextuor, Cartographie des nuages, si magistralement écrit par ce dernier, dans la chambre d'un hôtel de Bruges.


A dire vrai, tout cela semble bien irréprochable. Pourtant, il manque quelque chose à cet ouvrage qui semble exceller à tous niveaux. Peut être un côté brouillon fait-il défaut. Tout semble trop parfait, trop lisse. Un bel effort, certes. Un trop bel effort, sûrement. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'est un peu d'âme, un peu d'aspérité qu'il manque à ce roman. La prouesse du genre a certainement pris le dessus.


David Mitchell, Cartographie des nuages, Editions de l'Olivier, 2007, 658 pages, 23 €

2 septembre 2007

Lucky Boy


Walter Mosley est l'un des écrivains préférés de Bill Clinton. A ce titre, au moins, mérite-t-il que l'on s'y intéresse de plus près. Pourtant, son dernier roman n'a vraiment rien d'extraordinaire, et l'on se prend peut-être à espérer que Mosley s'en retourne aux séries de policiers qu'il affectionnait et dans lesquelles il excellait.


L'histoire de Lucky Boy, si elle fourmille de clichés, est singulière, il est vrai. Au commencement était un médecin de Beverly Hills et une fleuriste des quartiers défavorisés de Los Angeles. Lui, Minas Nolan, est blanc, et vient de perdre sa femme alors qu'elle mettait au monde leur unique enfant, Eric. Elle, Branwyn Beerman, est noire et passe son temps à l'hôpital où travaille Nolan, au service de soins intensifs, attendant que son nouveau-né, Thomas, si chétif, soit hors de danger. Et ce qui devait arriver se produisit, Nolan rencontra Branwyn. Ils tombèrent amoureux, du moins lui. Elle s'installa dans la villa cossue du chirurgien et les deux enfants furent élevés ensemble. Et à côté de l'histoire des deux adultes, c'est surtout l'histoire des deux garçons qui, rapidement, devinrent inséparables. Cependant, tout va s'effondrer. Branwyn va décéder, Thomas sera extirpé de ce foyer par son père biologique, un alcoolique criard et violent, et séparé de son frère.


Là, les choses sérieuses commencent réellement. Là, se déploie la thèse, intéressante, de Mosley. Les deux cent pages restantes, ce sont les tribulations de l'un, les pérégrinations de l'autre, l'un ayant toujours une pensée pour l'autre. Il reste que leurs destins seront foncièrement différents. A Eric, tout sourira. A Thomas, absolument rien. Eric serait dangereux; doué d'une chance hors normes, ce qui lui arrive d'exceptionnel produirait des dégâts collatéraux sur la vie de ceux qu'il aime. Progressivement d'ailleurs, il en prendra conscience. Quant à Thomas, il connaît vraiment la misère. Rien ne lui est épargné. Pourtant, il traverse. Assurément, c'est un rescapé.


Le tableau est maintenant brossé. Le résultat: un roman plat, larmoyant, aux sentiments éculés et fort en poncifs sur la société américaine. La langue est terne, monotone. La galerie des personnages n'est pas achevée. De nombreux auraient pu être évités. Les dialogues ne brillent pas et on n'est jamais vraiment surpris par le fil de l'histoire. On sait bien que tout aurait pu se passer ainsi. On sait bien, comme l'indique la quatrième de couverture qu'avec ce livre, on découvre "un portrait subtil et dérangeant de l'Amérique des races et des classes". Mais, subtil, le mot est un peu fort. Ce n'est pas tellement que le destin de l'un et de l'autre soit si particulier. Malheureusement, dans l'Amérique d'aujourd'hui, cette discrimination dans la réussite est bien présente, à de nombreux niveaux. Il reste que l'imbrication des vies d'Eric et de Thomas semble forcée, irréelle. Plane un zeste d'irrationnel, pas forcément bienvenu. Une thèse intéressante, desservie par une forme décevante. Dans ce roman, on à peine à y rentrer. Dommage.


Walter Mosley, Lucky Boy, Editions Liana Levi, 2007, 332 pages, 21 €

1 septembre 2007

Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme.


C'est un livre assez étrange que celui de Cormac Mc Carthy. On le prend, on l'ouvre et on le referme. Entretemps, on l'a lu en entier. Il a du se passer un voyage. C'est cela sa première force, à ce dernier opus : il vous tient en haleine. De la grande veine de romans américains, ces romans noirs, ces romans où l'on ressent un malaise du début à la fin. Peut être d'ailleurs celui du héros, Llewelyn Moss.

Tout démarre sur les chapeaux de roues. On ne sait pas très bien quand. Un carnage dans un de ces déserts de l'ouest américain, un de ceux pour lesquels on a échafaudé mille légendes sur ce qu'il pouvait bien y avoir sous terre, de ceux dont bien qu'on sache qu'il ne faille pas, on a tout de même envie de s'y aventurer. Moss découvre deux voitures criblées de balles, des cadavres, plusieurs millions de dollars et bien sûr, beaucoup de drogue. A n'en pas douter, le trafic de cocaïne a encore frappé. Parce que Moss est un être humain, parce que Moss a bien sûr une vie misérable - mobile-home et petits jobs - bien qu'accompagné d'une femme adorable, Moss va prendre l'argent. Il va pourtant vite se rendre compte que ce n'est pas le sien, et que beaucoup sont derrière lui. Naturellement, ceux qui en ont après l'argent ne sont pas des tendres. Les vrais propriétaires du magot, bien entendu, sont soucieux de le récupérer. En plus, un tueur à gage bourré d'états d'âme, un ex-officier des services spéciaux. Et la police, qui peine, derrière, et qui tente de dénouer les fils de cette drôle de situation. Et tout ce petit monde, assez hétéroclite, il est vrai, en a après Moss.

Il faut passer sur le style, du moins s'y adapter. En tout cas pour ce qui ressort de la traduction française. C'est qu'il est assez étrange. Pas un signe de ponctuation, si ce n'est des points. Sans doute est cela qui donne au roman cette dimension si saccadée, cette impression de rapidité, presque de temps compté.

Une fois habitué, et au-delà de quelques clichés, on rentre dans un vrai road-movie, déjanté, allumé, halluciné, un imbroglio d'images impensables. Il regorge de scènes d'anthologie dont on aimerait que Tarantino s'empare. En tout cas, c'est un condensé d'Amérique. Pas de n'importe quelle Amérique, c'est vrai. C'est l'Amérique des pick-ups, des motels miteux, de la bière et des petites villes de Californie du Sud à une route principale. C'est l'Amérique qu'on déteste, mais qui attire.

Voilà le mérite de Cormac Mc Carthy. Un film dans un livre, toute une ambiance, toute une atmosphère. Un vrai bijou. Alors pourtant qu'il n'avait plus rien écrit depuis maintenant sept ans, c'est en force qu'il revient.

Cormac Mc Carthy, Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme. Editions de l'Olivier, 2007, 292 pages, 21 €.